Champion à fond dans la course

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En revue

Champion à fond dans la course

À trois ans des Mondiaux de ski alpin, Didier Défago affiche une belle confiance quant à la réussite de ce rendez-vous très attendu. Pour l’heure, le directeur général de Crans-Montana 2027 multiplie les contacts afin de compléter son équipe.

En février, Crans-Montana accueille des épreuves dames de Coupe d’Europe et de Coupe du monde. Des rendez-vous que votre équipe est appelée à pérenniser ?

Les aménagements prévus pour les Mondiaux s’inscrivent en effet sur le long terme. Ainsi, la remise à jour de la Nationale permettra déjà à la piste d’accueillir des courses hommes en 2025 et 2026 en prévision des Mondiaux de 2027. Avoir dès l’année prochaine un seul interlocuteur pour l’organisation des Championnats du monde et celle des courses annuelles de ski alpin facilitera le travail de chacun.

Avec le rachat des remontées mécaniques par Vail Resorts, comment voyez-vous l’arrivée du nouveau partenaire dans la préparation des Mondiaux de ski alpin ?

De manière positive ! Le groupe américain présente une stratégie de développement très claire et bénéficie d’une solide expérience dans la gestion de domaines skiables. À Vail, des courses hommes sont organisées depuis 1989. Et trois Championnats du monde y ont eu lieu. En reprenant officiellement Crans-Montana la saison prochaine, le timing est idéal. Les Mondiaux offrent une formidable visibilité en matière de communication. Rien qu’à travers les réseaux sociaux, les athlètes touchent entre 50 et 70 millions de personnes.

Intervenez-vous sur le tracé des courses des Championnats du monde 2027 ?

Je peux faire des suggestions, mais le traçage relève de la responsabilité de la FIS ; la mienne se concentre sur l’organisation des Mondiaux 2027. La Fédération internationale de ski a déjà validé le terrain de la Nationale, il reste encore à revoir le système de câblage et de sécurité. Les dernières compétitions de haut niveau qui se sont déroulées sur cette piste remontent à 2012.

Le réchauffement climatique et le risque de manque de neige vous préoccupent-ils ?

Une compétition en extérieur est tributaire de la météo… Je me demande ce qui me préoccupe le plus : l’absence de neige ou des chutes de neige répétées ? Ce sont les brusques changements de température qui sont compliqués à gérer. Une manifestation de cette ampleur exige avant tout de la flexibilité et de l’enthousiasme. Et là, nous avons tout ce qu’il faut.

 Plus d'infos : cransmontana2027.ch


  1. UNE SAINE ADDICTION
    UNE SAINE ADDICTION

    À 18 mois, je faisais du ski sur les pistes de Morgins. En 1993, j’ai rejoint le cadre C de Swiss-Ski. J’ai été sacré champion du monde junior en 1996. En parallèle, je suivais un apprentissage de dessinateur en bâtiment que j’ai fini un an plus tard. J’ai débuté en Coupe du monde en 98-99 après deux saisons en Coupe d’Europe. Le sport en général m’est essentiel pour me ressourcer.

  2. UN SUCCÈS QUI DURE
    UN SUCCÈS QUI DURE

    J’ai 402 départs en Coupe du monde, plus de 120 top 10, 16 podiums. Les plus belles émotions que j’ai ressenties ? Mes victoires devant mon public, mes amis. Le point culminant de ma carrière reste mon titre olympique en descente, en 2010, à Vancouver. Et neuf ans après avoir raccroché mes skis de compétition, je suis toujours impliqué dans mon sport.

  3. LA BOUGEOTTE
    LA BOUGEOTTE

    Une carrière sportive implique de nombreux déplacements. Ma voiture, c’est ma seconde maison. Avant de prendre mes fonctions à Crans-Montana, je parcourais entre 45 000 et 50 000 km par an. Je suivais les athlètes en Coupe d’Europe pour Rossignol. Je fais du design pour les pistes de compétition et j’ai encore des mandats d’ambassadeur avec des partenaires.



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