De la suite dans les idées
De la suite dans les idées
Stoppée brutalement et durant deux ans en raison du Covid, l’activité du Centre de Congrès Le Régent est repartie de plus belle. Aux commandes depuis 2015, Fabienne Sermier Loretan gère son organisation complexe en s’appuyant sur une petite équipe solidaire. Et avec le sourire !
Lorsque vous avez pris la direction du Centre de Congrès Le Régent (CCLR), vous ambitionniez de réveiller ce que vous qualifiez de « princesse endormie ». Pari réussi ?
Oui, même si le Régent a été mis en sommeil en 2020 et 2021 et que des manifestations auxquelles nous étions attachés n’ont pas survécu au Covid comme Choc’Altitude – annulé la veille de sa 6e édition alors que nous attendions quelque 6000 visiteurs – nous accueillons à nouveau beaucoup de conférences et de congrès. En parallèle, nous menons des travaux de revalorisation du bâtiment qui sont entièrement financés par l’Association des communes de Crans-Montana. Ils portent sur la mise à jour de la sécurité incendie, l’aménagement et la décoration des salles, l’amélioration des moyens techniques et des services offerts à nos clients.
Si 2020 et 2021 ont été des années très difficiles pour vous, les impondérables font partie du quotidien d’un établissement tel que le Régent. Comment les surmontez-vous ?
Je viens de l’hôtellerie et c’est sans doute un plus pour gérer un centre de congrès. Mais ce qui compte en priorité, c’est d’aimer le contact avec les personnes. Le facteur humain fait la différence dans le travail. L’équipe du Régent se compose de cinq collaborateurs, souvent actifs de longue date, et d’auxiliaires. Nous fonctionnons dans une ambiance solidaire. Notre devise : nous trouvons toujours des solutions.
Et sur le plan financier ?
Notre budget se monte à 1,2 million. Nous bénéficions d’une subvention de déficit de 450 000 francs de la part de l’ACCM, le reste est pris en charge par Crans-Montana Tourisme & Congrès dont le CCLR constitue l’un des départements. Le Régent est un investissement, bien sûr, mais c’est d’abord un service à la population locale et aux clients prestataires de la destination.
Quels sont les grands rendez-vous prévus en 2023 ?
En plus des événements traditionnels (Quadrimed, les Coupes du monde de ski, l’Omega European Masters, pharmaMONTANA, etc.), en novembre nous recevrons l’État du Valais pour un séminaire avec les conseillers fédéraux. En remplacement de Choc’Altitude initialement programmé ce début mars, nous planchons aussi sur l’organisation d’un salon de la gourmandise.
-
UNE VRAIE ANGLOPHILE
Qui d’autre que la reine Elizabeth II, une grande dame à mes yeux, pour illustrer ma fibre anglaise ! Je suis fan de la culture, de l’histoire ou encore de la gastronomie de ce pays. Winston Churchill ou le chef cuisinier Jamie Oliver sont d’autres personnalités qui m’inspirent. Je n’ai jamais vécu en Angleterre, mais je m’y rends deux à trois fois par an.
-
LE GOÛT DU SERVICE
À 13 ans, je voulais devenir cuisinière. Durant trois jours de stage, j’ai épluché des épinards… sans me décourager ! Sur insistance de mes parents, j’ai d’abord fait un apprentissage d’assistante d’hôtel, puis de cuisine. Ensuite, j’ai travaillé en Grèce, à Zermatt, à Crans-Montana, passé un Bachelor en management à l’École des Roches et dirigé un hôtel à Berne.
-
LA REINE DES SAUCES
Je dois posséder près de 200 livres de cuisine ! À la maison, c’est souvent moi aux fourneaux. Cela me détend. Et j’adore faire plaisir en mitonnant un plat. J’ai déjà cuisiné pour une cinquantaine de convives. Cela ne m’effraie pas. Plus le challenge est grand, plus cela me plaît ! Mes proches avouent un faible pour mes sauces mayonnaise et café de Paris.
Légende photo : Fabienne Sermier Loretan © Thierry Sermier