Sous le soleil du bio
Sous le soleil du bio
Ouverte voici six mois, l’épicerie MarySam privilégie les producteurs locaux de la région. Elle mise sur la proximité autant pour ses marchandises qu’avec sa clientèle. Rencontre.
MarySam est née en deux semaines grâce à l’opportunité d’une reprise de bail. Dans cette folle urgence, sa fondatrice Marika Sartino a bénéficié de plein de coups de main. « Le comptoir, c’est mon boulanger qui me l’a fait ! Le luxe, ici, c’est dans l’assiette et pas dans la déco. » La qualité, Marika, elle connaît. Elle vient de Domodossola et, en Italie, elle est productrice de fruits bio. Installée en Suisse depuis cinq ans, elle exerce d’abord son premier métier, laborantine. Avec la pandémie et les cadences imposées, elle se sent devenir étrangère à sa profession. Le 18 décembre 2021, elle passe au plan rêvé, celui de MarySam. Dès les premiers jours d’exploitation, elle adopte une tactique pour éveiller la curiosité. « J’ai mis une table dehors, comme dans les marchés à l’italienne, et j’ai exposé de vraies oranges, qui faisaient 600 ou 700 grammes. » Et les gens n’ont pas hésité à franchir le seuil de son échoppe. « La qualité de ce que je proposais a fait que j’ai bénéficié d’un bon bouche-à-oreille. »
CONTACTS HUMAINS
Marika connaît bien la région. « Mon père habitait la station et, durant les vacances, nous le rejoignions avec ma mère et mon frère. Nous faisions des promenades, nous ramassions des champignons. J’ai eu envie que mon fils Samuel vive ça. Je considère Crans-Montana comme ma deuxième maison. » En quelques mois, l’épicerie attire les fidèles. « Je connais tous mes clients », garantit Marika.
Depuis son ordinateur, elle diffuse The Cure en fond musical. Elle conseille, utilise les réseaux sociaux pour prévenir des arrivages. « Trouver les fournisseurs locaux, cela a été le plus grand travail. » Tel producteur de Chermignon livre le vinaigre, telle infusion provient en ligne directe d’Icogne. « Ce qui est le plus important pour moi, c’est de nouer des contacts humains. » Radieuse, elle assure qu’elle tient « un magasin de lumière même quand il y a le brouillard dehors ».
Légende photo: Marika et son fils Samuel. La contraction de leurs prénoms a donné le nom de l’épicerie. © Joël Cerutti
COLLABORATION AVEC UNE AUTRE START-UP LOCALE
Pour faire connaître ses marchandises, MarySam a choisi aussi de passer par Gookay. « Ils ont un super bon site et cela me donne un sacré coup de main. » Active depuis moins de deux ans, Gookay s’affirme comme un partenaire local de choix. Elle multiplie les projets : carte de paiement et fidélité lancée avec une banque suisse, implantation dans d’autres cantons, partage d’expérience avec six pays européens. Son fondateur Jordan Henry a par ailleurs créé une nouvelle société dans le domaine des conseils de gestion : BusyToday. De par cette expansion, elle ouvre un bureau en station confirmant ainsi l’attractivité du territoire régional.