L’économie de demain, c’est maintenant !
L’économie de demain, c’est maintenant !
La région de Crans-Montana fait de l’œil aux têtes d’affiche du numérique et de l’innovation. Elle ne manque pas d’atouts pour les attirer : infrastructures développées, qualité de vie et facilités de synergie avec les Instituts de recherche de la HES-SO Valais-Wallis, Les Roches et les acteurs politiques et économiques locaux. Bénéfices pour le Haut-Plateau : des emplois à l’année et une clientèle à fort pouvoir d’achat.
En cette période de crise, certains secteurs d’activités s’en sortent mieux que d’autres. C’est le cas de celui des technologies innovantes, très porteur à l’heure de la remise en question des méthodes de travail et des habitudes de consommation. Une chance à saisir pour Crans-Montana qui n’a pas attendu de se retrouver dans la tourmente du coronavirus pour s’y intéresser. Depuis un peu plus de deux ans, la région se positionne non plus seulement en tant que destination touristique phare, mais en tant que terre d’accueil pour les aventuriers de l’ère numérique. À la manœuvre, le service de la promotion économique de l’ACCM qui encourage entrepreneurs, chercheurs et investisseurs à transformer le Haut-Plateau en île au trésor.
En capitaine convaincu et convaincant, son délégué, Rafal Hys, navigue avec habileté dans les eaux compétitives du démarchage de jeunes talents pour faire de Crans-Montana « LA » région de l’innovation comme autrefois, elle était celle des stars du showbiz. Une image peut-être moins glamour, mais tout aussi efficace. « Cette stratégie favorise la création d’emplois moins dépendants des aléas de l’économie et des impératifs saisonniers de l’industrie du tourisme. Elle amène des consommateurs présents à l’année et dotés d’un important pouvoir d’achat », affirme Rafal Hys, dont l’action dépasse le repérage basique de profils prometteurs. La mise en relation de personnes hautement qualifiées avec des institutions de pointe compose le second axe de sa démarche. Avantages : une stimulation de a productivité de chacun et des retombées profitables à tous. La synergie née entre Simprosoft, société polonaise spécialisée dans la simulation en réalité virtuelle de situations d’urgence, l’Institut informatique de gestion de la HES-SO Valais-Wallis et l’Innovation Hub des Roches, nouvel espace de fourmillement d’idées mixant l’expertise internationale et locale, constitue un bon exemple.
PARTAGE DE COMPÉTENCES
« Nous sommes en cours d’installation à Crans-Montana. Les procédures ont été ralenties en raison du Covid-19, mais nous prévoyons de poursuivre nos investissements et d’engager plusieurs employés d’ici la fin de l’année », précise Michal Litworowski. Le CEO de Simprosoft affiche sa confiance en l’avenir en constatant l’intérêt croissant manifesté pour ses formations novatrices. Il se réjouit ainsi d’intégrer le projet de recherches portant sur la cognition sociale en réalité virtuelle mené par Antoine Widmer, professeur à l’Institut informatique de gestion, et financé à hauteur de 1,5 million de francs sur quatre ans par Innosuisse, l’Agence suisse pour l’encouragement de l’innovation. « Plus on est entraîné à gérer des situations d’urgence virtuellement, plus on est apte à bien réagir dans la réalité. Il y a un transfert de savoirs qui s’effectue au niveau de la gestuelle, du ressenti, des émotions, explique Antoine Widmer. Comme nous évoluons dans des domaines similaires, nous avons décidé de travailler ensemble afin d’élaborer un produit permettant de former des professionnels de la sécurité. »
RETOUR D’EXPÉRIENCES
Autre partenaire privilégié du développement économique du Haut-Plateau en mode technologique : Les Roches. « Avec la HES-SO, nous allons monter des projets de recherche appliquée en collaboration avec des entreprises prêtes à investir localement et durablement », confirme Florent Varanne, chef de programme innovation. En septembre, la prestigieuse école de management hôtelier ouvrira son Innovation Hub destiné à engendrer, tester et réaliser de nouvelles idées pour construire l’industrie du futur. Sans surprise, Simprosoft prendra place dans cet incubateur à la plus grande satisfaction de son responsable, Pablo Sanchez, qui se félicite de voir « l’incroyable potentiel de création » de la société démarchée par Rafal Hys servir de référence aux autres acteurs du Hub. Quant à Michal Litworowski, il est catégorique lorsqu’il évoque le choix de Crans-Montana pour s’y implanter : « C’est simplement le meilleur endroit pour faire évoluer mon entreprise à l’échelle mondiale ! »
Légende photo: Antoine Widmer, professeur à l’Institut informatique de gestion de la HES-SO, Rafal Hys, délégué à la promotion économique de l'ACCM et Pablo Sanchez, responsable de l’Innovation Hub des Roches partagent une même vision. L’économie de demain passe par le développement de l’innovation. ©Luciano Miglionico
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La réalité virtuelle trouve un terrain d’expression de choix sur le Haut- lateau comme lors des Surprises du cerveau ou du World XR Forum qui permettent au public de s’y initier. © Cordonier
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En février, Michal Litworowski (à droite), CEO de Simprosoft, présentait son simulateur de camion professionnel à Crans-Montana. © DR
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Parmi les projets soutenus par le service de promotion économique de l’ACCM et conférant une image innovante à Crans-Montana, celui de l’EPFLoop et son véhicule futuriste. © DR
UNE NOUVELLE ENTREPRISE DU FUTUR CHOISIT CRANS-MONTANA
Spécialisée dans la simulation en réalité virtuelle de situations d’urgence, Simprosoft propose des formations novatrices destinées aux professionnels de l’aviation, de la sécurité et des secours. CEO de cette entreprise polonaise de pointe, Michal Litworowski est aussi à la tête de Nano Games. Ce diplômé de la London Business School et de l’Université de Yale bénéficie de nombreuses années d’expérience en consulting pour les PME. Il est marié et père de trois filles.

Michal Litworowski, ©DR
Pourquoi avez-vous choisi Crans-Montana pour vous y implanter ?
Parce que c’est simplement le meilleur endroit pour faire évoluer l’entreprise à l’échelle mondiale.
Comment se passe la collaboration avec vos partenaires sur place (ACCM, HES-SO Valais-Wallis, Les Roches) ?
Avec l’aide de l’ACCM, nous avons récemment mené une étude approfondie destinée à mieux cibler les besoins des gestionnaires et des directeurs d’entreprises en ce qui concerne les formations en réalité étendue (N. B. : la réalité étendue regroupe les différentes formes de réalités immersives : augmentée, mixte ou virtuelle).
Avec la HES-SO et l’Université de Genève, nous avons signé une lettre d’intention et participé à l’élaboration d’un sujet de recherche innovant dans le domaine de la réalité virtuelle appliqué à la formation.
Avec Les Roches, nous nous sommes préparés à intégrer le programme d’Innovation Hub qui débutera prochainement et qui, espérons-le, permettra de repenser le partage des connaissances dans l’industrie du luxe et de l’hôtellerie.
La crise du Covid-19 a impacté de nombreuses entreprises en Europe et dans le monde entier. Nos activités récentes se sont au contraire renforcées. Nous venons de créer un nouveau consortium industriel avec des leaders européens de PME (en Suisse, Italie, France, Pologne).
Malgré la crise économique annoncée, vous restez donc confiant dans le développement de votre entreprise ?
Oui, nous sommes même encore plus forts maintenant. Chaque jour, nous constatons un intérêt croissant pour nos technologies de formation intégrant la réalité virtuelle (VR) et augmentée (AR). En raison des diverses mesures de confinement prises dans le monde, nos clients n’ont pas pu voyager librement. Les formations qui jusqu’ici étaient réalisées en présentiel doivent aujourd’hui être réinventées.
C’est une formidable occasion de valider l’utilisation des technologies de VR et AR pour les entreprises. Notre approche unique vérifiant l’efficacité de la formation par l’observation des signaux biométriques s’avère d’autant plus pertinente. Nous comptons 30 collaborateurs. Même si les procédures d’installation à Crans-Montana ont été ralenties en raison du Covid-19, nous prévoyons d’ailleurs de poursuivre les investissements et d’engager plusieurs employés d’ici la fin de l’année.
Pensez-vous que face à cette crise, Crans-Montana peut mieux y répondre que d’autres régions ? Et si oui, pour quelles raisons ?
Par rapport à des villes comme Zurich, Genève ou Berne, Crans-Montana est mieux placée. Non seulement la région possède tous les équipements indispensables, mais elle bénéficie d’un environnement offrant une qualité de vie supérieure, un critère qui compte plus qu’auparavant. Il en va de même en comparaison de grands centres urbains européens, tels que Paris, Londres, Berlin ou Varsovie dont la forte densité de population engendre de nombreux inconvénients. En ces temps agités, le Haut-Plateau me semble un endroit idyllique pour les entrepreneurs désireux de mettre sur pied de nouveaux projets.