« J’avais le sourire jusqu’aux oreilles ! »
« J’avais le sourire jusqu’aux oreilles ! »
Samuel Emery a dirigé une centaine d’enfants issus des classes de Lens et de Flanthey lors de la 31e Fête cantonale de chant à Martigny. Retour sur un événement fort.
Sacré défi, début mai, que cette 31e Fête cantonale de chant à Martigny. Il a fallu notamment gérer pas moins de 7'800 enfants. Parmi eux, un chœur composé de 250 jeunes dirigé par Samuel Emery. Ils venaient de Fully, du Bouveret et surtout une bonne centaine des écoles de Lens et de Flanthey. Samuel Emery les côtoie lors des cours de musique qu’il délivre depuis dix-sept ans sur le Haut-Plateau. Qu’a-t-il ressenti lorsqu’il a dirigé cette masse de voix ? «J’avais le sourire jusqu’aux oreilles !», assure-t-il.
Pourtant, le défi est de taille. Juste trente minutes de répétition le matin avec les quatre musiciens et le chœur avant de se lancer, vers 15 heures, dans les vingt minutes que durent les six chansons. Cela aurait pu tenir de l’équilibrisme. Mais non. «J’avais rencontré les musiciens auparavant et toutes les classes avaient le même support», décrit Samuel Emery. Se greffent d’autres conditions. «Le par cœur est essentiel, continue Samuel Emery, je suis épaulé par les autres enseignants qui font un travail remarquable ! Et puis, si vous y allez avec conviction, cela marche !» Quel que soit leur niveau, les enfants apprécient spontanément la belle chanson. «Ils sont très attentifs à la qualité d’écriture. Quel que soit le genre, ils perçoivent la cohérence.» Il reste la façon d’encadrer. «Il faut être très, très précis dans sa direction.»
De retour de Martigny, Samuel ne tarit pas d’éloges sur l’organisation, comment étaient notamment réglées les entrées et les sorties des divers groupes. Il a pu aussi observer ses deux filles qui participaient à l’événement. «J’ai été très étonné par leur attention et leur concentration.» De façon globale, ses élèves ont su «se responsabiliser durant les moments importants», ce qui est un des apports indéniables d’une pratique artistique collective. «Dans une manifestation de ce genre, on va autant pour chanter que pour écouter les autres.»
Légende photo: Sous la direction de Samuel Emery, durant l'aubade, les enfants ont su maîtriser les six chansons du répertoire choisi. ©DR
Les ressentis de Mia (3H) et d’Elouan (6H)
Mia ne cache pas adorer chanter dès le matin et aussi le soir « mais dans ma tête », une berceuse intérieure pour s’endormir. À Martigny, elle était très réveillée ! Elle a trouvé qu’il faisait « un petit peu trop chaud » dans la salle de concert et surtout, durant celui-ci, que « les garçons bougeaient beaucoup ». Elouan avait, lui, un peu « la voix cassée » à cause « d’un pique-nique au stade de foot ». Le jour J, il a ressenti beaucoup de plaisir et pas de trac, car « il n’était pas le seul à chanter ». S’il y avait une « fausse note », cela ne s’entendait pas trop.

Samuel Emery, Elouan et Mia à l’école de Lens