La leçon des aborigènes australiens

La leçon des aborigènes australiens

Hors murs

La leçon des aborigènes australiens

Alors que la pandémie de coronavirus n’avait pas encore conduit à la fermeture des écoles, la Fondation Opale accueillait les élèves de la région pour des visites guidées permettant de découvrir l’art aborigène.

L’art aborigène d’Australie ne figure pas au programme des écoles valaisannes. Mais lorsqu’on dispose à proximité d’un bijou comme la Fondation Opale, il faut en profiter. Vingt-quatre classes de la région ont récemment visité l’institution lensarde sous l’experte conduite de Marie Berceron, la médiatrice culturelle de la Fondation Opale. « Nous voulons toucher la population locale et l’intéresser dès le plus jeune âge, explique-t-elle. C’est une sensibilisation à l’art au sens large. Et avec la culture aborigène, on en profite pour faire passer un message de sensibilisation à la nature, au respect de l’autre. C’est un art militant. »

En parcourant l’exposition du moment en compagnie d’une classe, on perçoit immédiatement l’intérêt que suscite auprès des élèves cet art coloré et onirique, proche de la terre et de ses richesses. De la peinture sur écorce, sur bois, sur argile pour célébrer la nature. L’eau porteuse de vie, source de fertilité, est souvent au centre des œuvres. On y découvre aussi des sculptures et des objets traditionnels.

Une heure durant, la médiatrice explique, évoque l’actualité australienne et ses incendies, questionne. Les réponses fusent et les enfants interrogent à leur tour. On devine que la visite a été préparée en classe. « Bien sûr, ça se prépare. On a travaillé sur ce thème dans le cadre des activités créatrices manuelles (ACM). On disposait aussi d’un dossier pour les élèves et d’un film », précise l’enseignante, Diane Solioz. Et cette visite se prolongera en classe avec, en particulier, un travail sur les valeurs véhiculées par la culture  aborigène dont tolérance et bienveillance sont des mots clés que l’école voudrait aussi faire siens.

Légende photo : L’art aborigène présenté par Marie Berceron a passionné les enfants. © Paul Vetter

« Un art très inspirant »

Les aborigènes sont les premiers habitants d’Australie. Ils vivent en groupe au cœur de la nature. À l’époque, ils se nourrissaient de la chasse et de la cueillette. Pour eux, c’est important de transmettre leurs croyances. Ce qu’ils appellent Tjukurrpa ou « le temps du rêve » en français, raconte leur façon d’imaginer la création du monde : « Au début, la planète n’était qu’une vaste étendue plate. Un serpent arc-en-ciel est alors sorti de terre pour créer les points d’eau et les montagnes. Il a ensuite réveillé les autres animaux et les humains. »

Le Tjukurrpa est transmis de génération en génération par l’art. Les œuvres sont faites avec des petits points pour former des animaux, des étoiles, l’eau ou encore des personnages assis. Chaque peinture raconte une histoire : un rêve.

Nous avons aimé l’ornithorynque, car l’intérieur était bien décoré et la toile immense et colorée faite par les femmes. Le tourbillon de lances était impressionnant tout comme l’arbre et les animaux en raphia qui ont dû prendre beaucoup de temps à réaliser.

Notre guide nous a expliqué comment reconnaître les symboles peints par les aborigènes et comment lire leurs œuvres. Cet art est très inspirant.

Par la classe 5-6H Crans-Montana
de Diane Solioz/Ghislaine Spreche



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