Rencontre avec Monsieur «développement durable»

Rencontre avec Monsieur «développement durable»

Une personne, une histoire

Rencontre avec Monsieur «développement durable»

Le développement durable allie bon sens, responsabilité et solidarité. C’est Éric Nanchen, directeur de la Fondation pour le développement durable des régions de montagne qui le dit.

Vu son patronyme, on n’est pas étonné d’apprendre qu’il habite sur la commune de Lens, du côté de Trionnaz. En Valais, et même en Suisse, Éric Nanchen, c’est Monsieur « développement durable ». Depuis juillet 2004, il est à la tête de la FDDM, Fondation pour le développement durable des régions de montagne et, à ce titre, représente souvent notre pays dans les manifestations internationales, les fameuses COP notamment. Cela après un parcours un peu atypique, l’ayant vu passer par l’École normale, puis au pupitre du maître dans des classes primaires anniviardes et sierroises. Il étudie ensuite la géographie humaine à l’uni de Genève avant d’ouvrir son propre bureau de gestion de projets.

Aujourd’hui, Éric Nanchen dirige onze collaborateurs, soit sept à huit postes à plein temps. « La FDDM est née lorsque Sion était en lice pour les JO 2006. La candidature prévoyait une charte sur le développement durable. Le Grand Conseil avait logiquement souhaité la création d’une structure pour mettre à l'œuvre les idées exprimées. » L’échec de Sion n’a pas tué le projet dans l’œuf. « La décision était prise. La première présidente, Gabrielle Nanchen, et son comité ont fait avancer le dossier. Ce ne fut pas facile : peu d’argent, peu de projets, une seule personne à temps partiel. Et pourtant ! » Aujourd’hui, Éric Nanchen et son équipe sont au four et au moulin : accompagnement de projets initiés par des collectivités publiques, animation de séances d’information, organisation d’événements comme le slowUp, sans compter les projets de coopération internationale.

Née d’une candidature aux JO, la FDDM se trouve indirectement impliquée dans le nouveau projet. « Nous sommes là pour accompagner les collectivités publiques. On nous dit qu’on aimerait que ces Jeux soient durables. Fort bien ! Nous jouons les inspecteurs Colombo, en posant les questions pertinentes... et parfois dérangeantes. » Et l’exercice est périlleux, car partisans et opposants voudraient voir la Fondation prendre parti. « Nous n’avons pas à être pour ou contre, et nous ne voulons en aucun cas être un alibi pour quiconque. Si cette aventure débouche sur une prise de conscience de la nécessité d’une durabilité de nos actes, ce sera très bien. »

Légende photo: Son patronyme prédisposait Eric Nanchen a résidé à Lens. ©Paul Vetter

 



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